Voici donc mon grand amour, mon coup de coeur musical, qui dure, qui dure... depuis 2003 (oui je sais, honte sur moi de ne pas les avoir découverts avant!!!), et qui, semble-t-il, n'est pas prêt de s'arrêter.
Placebo c'est un mélange unique, une essence rare, ennivrante, stupéfiante, envoûtante... Je pourrais passer la soirée à trouver des adjectifs dignes de qualifier ce trio explosif, à la réputation sulfureuse, qui associe mélodies déléctables et textes tantôt subversifs, tantôt empreint de ce romantisme noir qui fait toute la saveur du groupe...
Vaste sujet. Tellement inénarable...
Les premières fois que j'ai écouté, et comme bien souvent on le fait, je n'ai pas prêté attention aux paroles, mais au son, au rythme, à ce qui se dégageais de la musique... Et là: première claque. C'est une sensation étrange, ça me fait l'effet d'un grand vertige, délicieux, mais un peu effrayant, parce que je ne sais jamais si je vais finir par retoucher terre un jour...
Puis viennent les écoutes suivantes, et là, je me penche sur les paroles... Deuxième claque. Même si parfois, il me faut un temps pour comprendre, et me faire mon interprétation du texte, puisque c'est souvent alambiqué, impossible de ne pas être atteint par les paroles. C'est tellement fort de sens...
Ce qui fait leur force artistique, à mon humble avis, c'est leur choix, dés le départ, de distiller avec raison ce qui nous pollue la vie, les interrogations qui nous rongent, les non-dits, les tabous, et toutes ces choses qui font que nous sommes des êtres anormalement complexés. Placebo me ramènne à qui je suis, et en parlant de ce qui, en somme, me fait peur, me fait mal, me ravit, finalement, me rassure, et m'apaise. C'est une passion, vive et sombre, qui s'expérimente chacun à son degré... Un alcool ennivrant, une drogue.
Je ne pourrais plus m'en passer, tels les médocs' du même nom, Placebo nous délivre ses vertus psychologiques en un rien de temps, tenant ses promesses, me rappelant que, quitte à souffrir, mieux vaut vivre sa vie pleinement plutôt que d'être un zombie, mieux vaut être écorché qu'anesthésié.
Mieux vaut tout que le tiède.
Placebo... Comme une évidence. Un coeur qui bat




